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LA SUPPLEMENTATION PROTEIQUE
un des aspects de la NUTRITHERAPIE

© Docteur Michel MASSOL
Professeur à l'Université TOULOUSE III
Biochimiste, Nutrithérapeute
Membre de l'Association Européenne de Nutrition et de Médecine Esthétique

Prévenir les effets du vieillissement et la morbidité liée à diverses maladies par l'amélioration de l'apport alimentaire, parait aujourd'hui admis par une majorité des représentants de la communauté scientifique et médicale.

Les enquêtes épidémiologiques révèlent que les populations des pays avancés ont paradoxalement un statut nutritionnel déséquilibré; leur alimentation est caractérisée par l'abondance de graisses saturées et l'exès de sucres "rapides", l'insuffisance d'acides gras polyinsaturés et des subcarences en vitamines et minéraux traces.

La médecine nutritionnelle, préventive et curative, développée sous l'appellation NUTRITHERAPIE, consiste à corriger puis à optimiser les fonctions métaboliques cellulaires, donc les fonctions physiologiques tissulaires. Elle a sa place dans l'arsenal thérapeutique moderne; proposée par le médecin sur la base de conseils diététiques, elle recours à la supplémentation en divers facteurs alimentaires: macro- et micro-nutriments.

Vitamines et oligoéléments constituent les micronutriments, essentiels au bon équilibre biochimique des tissus. Leurs fonctions catalytiques et protectrices cellulaires en font les facteurs nécessaires à la régénération tissulaire et à la lutte contre le vieillissement, en particulier par le contrôle des processus liés à l'activité de l'oxygène dans l'organisme. A ce sujet l'opération SUVIMAX conduite actuellement en France, doit apporter dans quelques années une réponse définitive sur l'opportunité de corriger le statut nutritionnel en facteurs antioxydants.

Les acides gras mono- et poly-insaturés, constituants des apports lipidiques d'origine végétale et animale, concourent également au maintien du métabolisme cellulaire (en particulier oxydant) et à l'intégrité tissulaire par la qualité des membranes phospholipidiques.

Les protéines quant à elles, à travers les acides aminés qui résultent de leur digestion, font partie des macronutriments indispensables à la vie cellulaire, principalement des tissus musculaires et neurologiques. L'apport quotidien souhaité est de l'ordre de 1,2 g par kilo de poids corporel chez la femme (et de 1,5 g/kg chez l'homme). Cet apport résulte d'une alimentation équilibrée où la part des protéines est en calories de l'ordre de 15% (55% pour les glucides et 30% pour les lipides), avec sensiblement les mêmes proportions de protéines d'origine végétale et animale.

Le rôle biologique fondamental des acides aminés est rappelons-le de permettre la synthèse par la cellule, sur la base de la programmation génétique, de tous les constituants protéiques tissulaires (structuraux ou circulants) nécessaires à la charpente de l'organisme (collagène, élastine, actine, myosine), au transport de multiples composants biologiques (albumine, transferrine,...) et à la communication cellulaire (neuromédiateurs, hormones, cytokines).

De très nombreuses situations pathologiques, fonctionnelles et organiques, peuvent être prises en charge par le médecin grâce à l'optimisation des apports nutritionnels, en particulier par l'utilisation thérapeutique des protéines et des acides aminés.

En matière de défense immunitaire l'apport protéique est évidemment capital pour l'élaboration des peptides de la communication et de la régulation de la prolifération lymphocytaire (récepteurs membranaires, interleukines, facteurs de croissance). Les immunoglobulines, les facteurs du complément sont également les partenaires essentiels de l'immunité humorale adaptative. Parmi tous les acides aminés indispensables à l'immunité on peut mettre l'accent sur ceux qui participent au contrôle des stress oxydants: la cystéine en tant qu'antioxydant à fonction thiol et l'arginine précurseur du monoxyde d'azote NO° qui participe à l'équilibre de la production des espèces radicalaires de l'oxygène (thème des radicaux libres oxygénés et immunité qui fait l'objet de trés nombreux travaux actuellement).

La place des protéines et des acides aminés est particulièrement importante dans tous les états d'hypercatabolisme liés à des problèmes infectieux. La supplémentation hyperprotéinée prend toute sa place dans le cas des patients atteints de SIDA où la fonte musculaire est le témoignage d'une forte évolution de la maladie. Elle devrait être prescrite de façon systématique lors de toute découverte d'une séropositivité au VIH. Il devrait en être de même pour toute infection chronique telle que les hépatites virales, les troubles infectieux digestifs, pulmonaires, urinaires.

Concernant les régulations endocriniennes rappelons l'importance des hormones peptidiques du système nerveux central (stimulines hypophysaires) sur les fonctions ovariennes, thyroïdiennes et surrénaliennes; de la thymuline pour les fonctions lymphocytaires, de l'insuline et du glucagon pour le contrôle de la glycémie. L'intégrité des structures glandulaires, la qualité des neurohormones peptidiques, celle des récepteurs membranaires sont tributaires de l'apport nutritionnel en acides aminés et constituent les fondements des relations entre neuropsychisme, immunité et endocrinologie.

Au niveau psychocomportemental en effet, l'apport protéique conditionne totalement la biosynthèse des neuromédiateurs cérébraux. R. WURTMAN a pu démontrer l'existence d'une relation linéaire entre l'apport alimentaire de plusieurs acides aminés et la teneur cérébrale en ces neuromédiateurs: en particulier pour la phényl alanine ou la tyrosine précurseurs de la dopamine, de la noradrénaline et de l'adrénaline, pour l'acide glutamique précurseur de la GABA, ainsi que pour le tryptophane à l'origine de la sérotonine. La correction d'une éventuelle carence, voire la supplémentation à dose supraphysiologique constituent des armes thérapeutiques pour corriger les troubles du comportement, particulièrement chez les sujets génétiquement vulnérables parce que anxieux, sensibles ou émotifs. On peut dans ces cas là proposer un apport de protéines riches en certains acide aminés; par exemple le recours à des protéines animales, lactées ou d'oeuf consommées en début de journée. Cet apport contribue à corriger une baisse du tryptophane du système nerveux central et à traiter des troubles du sommeil, de l' humeur et de l'appétit (théorie de l'amélioration de la biodisponibilité cérébrale du tryptophane par l'accroissement de sa diffusion à travers la barrière hématoencéphalique, en favorisant la consommation musculaire des compétiteurs TPLIV)

Précisément l'apport nutritionnel en acides aminés "aromatiques", Tyrosine, Phénylalanine, et "ramifiés", Leucine, Isoleucine et Valine participe activement à la constitution des protéines musculaires et à leur activité métabolique, notamment les capacités en anaérobie. Il doit s'y ajouter un apport correct en glutamine, précurseur de l'acide glutamique, le rapport Glu/GluNH2 constituant l'un des facteurs essentiel de l'activité musculaire, surtout chez les sportifs d'endurance.

Concernant la physiologie cardio-vasculaire, la recherche s'est intéressée ces dernières années à la valeur du rapport Lysine/Arginine. Ce rapport est augmenté lors de certains régimes trop riches en caséine (Lys/Arg=2,0) d'origine lactée; il favorise l'absorption des lipides, élève la synthèse endogène du cholestérol et accroît le processus d'athérogénèse. Par contre ce rapport est bas pour les protéines végétales et renforce l'intérêt d'une alimentation riche en céréales (soja: Lys/Arg=0,8) pour réduire les risques cardiovasculaires. De plus la correction d'une éventuelle carence en arginine contribue à l'amélioration des fonctions vasculaires par l'intermédiaire des effets vasodilatateurs du NO (EDRF) formé par l'oxydation de l'arginine en citrulline dans les cellules endothéliales. L'excès de lysine inhibe le transport membranaire de l'arginine, réduit l'activité de la NO-synthase et participe alors à un "effet toxique" sur le tonus vasculaire, par l'accroissement de l'adhésivité des plaquettes aux cellules endothéliales et par la levée de l'inhibition de l'oxydation des lipoprotéines.

Dans le domaine du contrôle pondéral on peut souligner l'intérêt d'une diète protéinée en accompagnement d'un régime hypocalorique. La réduction des apports glucidiques et lipidiques, et l'accroissement de celui des protéines, (avec surveillance du statut vitaminominéral, voire supplémentation adaptée) permet d'orienter le métabolisme vers la *-oxydation mitochondriale des acides gras (avec cétogénèse), tout en maintenant la glycémie par la néoglucogénèse et les fonctions neurologiques et musculaires. Grâce à un protocole personnalisé et sur une durée limitée mais renouvelable, la perte de poids correspond à la réduction de la masse grasse avec préservation de la masse maigre. La diète protéinée s'inscrit avec l'exercice physique dans une stratégie globale de traitement de l'obésité; elle concours à l'éducation nutritionnelle du patient et à l'amélioration de son hygiène de vie.

Nous terminerons ce bref aperçu relatif à l'intérêt d'un apport supplémentaire de protéines (et/ou d'aminoacides) par l'examen des situations à risque de carence en tel ou tel acide aminé. En premier lieu il faut songer aux états infectieux chroniques, qui affectent en particulier les personnes âgées et, ainsi qu'il en fut mention ci-dessus, les sujets atteints de SIDA, d'hépatites et de nombreuses maladies immunitaires. Dans tous ces cas la restauration d'un bilan azoté positif est une nécessité médicale. L'apport de protéines, grâce à l'amélioration diététique et/ou au recours à des formulations hyperprotéinées, en association avec la correction d'une éventuelle carence en vitamines et oligos éléments, est seul capable de restaurer les fonctions immunitaires. Et permet de sortir le sujet du cercle vicieux: infections-troubles digestifs-malabsorption-faiblesse immunitaire-infections, ce qui est particulièrement observé dans les états de malnutrition des pays sous développés.

En second lieu il faut penser à certaines carences induites par des régimes excessifs "végétaliens" ou même "végétariens". Ces conduites alimentaires de caractère socio-idéologique, malgré leur intérêt sur le plan protecteur cardiovasculaire, sont souvent pauvres en divers acides aminés (tryptophane, lysine, méthionine), en vitamines A, D et B12, en fer et en acides gras n-3 (EPA, DHA). De telles circonstances diététiques ne sont pas sans conséquences sur les fonctions musculaires (fatigabilité) et neurologiques, avec maintien ou aggravation des troubles psycho-comportementaux.

Pour conclure cette réflexion de caractère général sur la supplémentation protéique (ou en acides aminés), comme moyen thérapeutique, (dans le cadre d'une prise en charge nutritionnelle multifactorielle: NUTRITHERAPIE), nous souhaitons mentionner l'importance des conseils diététiques lors de la consultation médicale. Ces conseils sont toujours très appréciés des patients. Ils participent à l'effort pour l'EDUCATION à la SANTE auquel tout professionnel peut contribuer.

Toulouse le 30/05/1995
M. MASSOL

 

DECOUVRIR LA DIETE PROTEIQUE


© Docteur Marcel METANOMSKI
Esthétique Médicale et Nutrition
Président de l'Association Européenne de Nutrition et de Médecine Esthétique

Sous couvert d'une bonne prise en charge et d'une véritable rééducation alimentaire en fin d'amaigrissement, la diète protéique est un régime "scientifique" médicalisé permettant d'aboutir à des résultats particulièrement intéressants sans risques. Elle nécessite malgré tout de se tenir à un protocole précis et strict qui est le seul garant de la réussite de ce régime.


Physiologie

Ce régime est né de l'idée que les protéines ne sont pas des sources énergétiques importantes mais, elles doivent impérativement se trouver dans l'alimentation, et au complet, afin d'assurer une bon fonctionnement de l'organisme ( enzymes, hormones, transporteurs, etc... ) en maintenant la masse noble ( muscles ). Privé de glucides et de lipides, l'organisme se doit de fournir de l'énergie pour fonctionner aussi va-t'il transformer ses graisses de réserve en énergie par le biais, entre autre, d'une réaction chimique fabriquant de l'acétone. Cette cétogénèse permet au foie d'oxyder de grandes quantités d'acides gras devenant alors la principale source d'énergie. Il est important que les protéines ingérées ne soient pas mêlées à des hydrates de carbone; en effet une insulinémie normale ou augmentée empêche la mobilisation des graisses de stockage des cellules graisseuses et ainsi la montée d'acétone. Ce régime ( sans glucose ) maintient une glycémie sensiblement normale avec une insulinémie basse ( 80 % de la normale ).

Un rôle majeur est dévolue à l'acétone car l'acétone est le plus puissant coupe-faim naturel, tout en ayant un effet euphorisant ( parfois source d'énervement ). Ainsi ce régime très basse calorie ( 3 à 500 calories par jour ) a-t'il des avantages majeurs :



Mise en place

La mise en place de ces régimes ( réservés au corps médical uniquement ) permet souvent d'aboutir à des pertes de poids de 7 à 10 kilos en 4 semaines, poids perdu essentiellement au dépends des graisses ( 80% ) et très peu des muscles, des viscères et de l'eau. L'amaigrissement sera plus lent après quatres semaines car l'on note une diminution des dépenses énergétiques du métabolisme basal ( qui se régularisera plus tard à un niveau adapté au nouveau profil physique ).

La durée d'une diète varie selon les écoles; en France l'on se rapproche de 4 à 6 semaines mais aux USA et au CANADA, la durée peut-être beaucoup plus longue ( plusieurs mois ). En fait, tout dépendra de la motivation des individus, de la qualité des protéines ( et non du niveau calorique ) et de la qualité du suivi médico-psychologique. L'expérience montre qu'il semble nécessaire de maintenir la diète protéique tant que l'individu la supporte parfaitement et qu'il est motivé pour poursuivre : c'est donc plus souvent à lui d'indiquer quand il souhaite stopper ( sauf problème médical exceptionnel ). Les interruptions de diète protéique sont en effet mal vécues surtout quand le régime marche bien et est bien supporté; la remise en place d'une deuxième diète rencontre alors dans ce cas plus de difficultés.


A qui proposer ces diètes protéiques ?

Probablement pas à ceux qui désirent perdre 2 à 3 kilos pour mettre le petit string cet été ( quoiqu'il vaut mieux une alimentation hypocalorique hyperprotidique sur une courte durée que de mettre en place n'importe quoi à base d'eau ou autres stupidités publicitaires !!! ); en fait ces régimes s'adressent à tous, surtout si l'amaigrissement doit-être rapide pour raisons médicales ) mais pas tous supporterons ce type d'alimentation. Bien-sûr classiques sont les contre-indications du type grossesse, enfants de moins de 16 ans, maladies aiguës et comme toujours problèmes psychiatriques.



Comment s'effectue une diète protéique ?

Cela peut se mettre en place avec des aliments riches en protéines du type viandes ou poissons maigres, blancs d'oeufs, laitage 0% de matière grasse et légumes en abondance, pauvres bien-sûr en glucides. Actuellement existent sur le marché des poudres à mélanger avec uniquement de l'eau froide ou chaude, permettant de réaliser facilement des préparations goutteuses et agréables, bien équilibrées en protéines d'excellente qualité nutritionnelle. Ces préparations permettent de réaliser des soupes, des crèmes et mousses, des boissons, des gâteaux toujours à base de protéines. Café et thé sans sucre sont autorisés à volonté comme certains légumes évitant ainsi certains troubles digestifs (constipation) tout en ayant un effet "fibre de remplissage" recherché. Nouvelle est l'arrivée de farines de protéines ( soja et caséines de lait en autre ) pour confectionner du pain, des pâtes à crêpes ou pizzas ... qui permettent de varier l'alimentation en se rapprochant au plus possible de l'alimentation traditionnelle hypocalorique ( il ne faut pas rêver, vouloir perdre du poids ne se fait pas sans un petit effort ! ). Le point fondamental est de toujours penser à ne pas apporter de sucres car ils diminueront la cétose et provoqueront la sensation de faim.

Ces diètes se réalisent sans soucis à domicile car aucune hospitalisation n'est nécessaire ( sauf problèmes médicaux particuliers ); l'activité professionnelle est parfaitement poursuivie et ce sans fatigue; à chacun bien sûr de manager son alimentation au travail ( ce qui n'est pas toujours facile je le conçois mais ... quand on veut ... on peut ! ). Les activités sportives sont à diminuer provisoirement car les individus en diète n'ont plus de réserve de sucres utile pour les efforts intenses; ils devront donc essentiellement puiser dans les réserves de graisses plus lentement mobilisables; les efforts intenses et brutaux sont déconseillés ( risque d'hypoglycémie ) mais les activités douces, à bas niveau énergétique ( marche, gymnastique douce, natation de détente ... ) sont fortement autorisées en demandant de stopper les activités en cas de fatigue excessive.


Les résultats

Les résultats de ces diètes sont surprenants dans leur rapidité et leur importance. Cette rapidité n'engendre absolument pas plus de rechute que les autres régimes sous certaines conditions que nous allons voir ; l'on peut même dire selon certaines statistiques, Canadiennes et Françaises, que les taux de rechute sont plus bas car la motivation à pratiquer ces régimes est meilleure, plus soutenue, mieux contrôlée et ce compte tenue que la perte de poids est importante d'une façon assez régulière ( 7 à 10 kilos par mois ). Certes, plus l'on se rapproche du poids cible recherché et plus l'organisme luttera contre la perte de poids; l'amaigrissement sera alors plus lent, avec moins de phénomènes de plateaux.

L'arrêt d'une diète protéique est TOUJOURS PROGRESSIF PAR PALIERS de 200 calories ; pendant la diète un travail d'éducation commencera avec travail sur l'image corporelle ( les différences de mensurations sont toujours très motivantes car les différences en cm. sont réellement fabuleuses d'une quinzaine à l'autre ). Une réalimentation progressive en introduisant un puis deux repas ( encore enrichis en protéines avec un fruit ou un laitage ) sera proposée en précisant que la faim pourra réapparaître ( s'aider simplement dans ces cas avec de l'homéopathie ) mais la diminution de la taille de l'estomac, obtenue au fil de la diète, fera que le volume du bol alimentaire est réduit. Au bout d'un mois, petit-déjeuner et 17 heures sensiblement normaux ( voire nouveaux pour certains mais l'habitude de les prendre lors de la diète est souvent alors conservée, diminuant la faim au déjeuner et dîner ). La réintroduction progressive des féculents et d'une alimentation sensiblement normale mais toujours malgré tout prudente en lipides et glucides seront le garant de la réussite au long terme sans oublier le plus important à mes yeux : PERSISTANCE DU SUIVI et de la PRISE EN CHARGE psychologique sans lesquelles la diète sera vouée à une rechute ( malgré tout pas plus rapide qu'avec les autres régimes ).

Les statistiques générales ( Canadiennes et Françaises ) donnent les résultats suivants, corroborés par mon expérience personnelle:

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